Inscription "Déjeuner du monde" - Voyage chez les kurdes de Syrie Samedi 3 octobre 2026
Déjeuners du monde
Le « déjeuner » est un repas important, et de nombreux pays ont développé leurs propres délices culinaires pour commencer la journée. En effet, quelles que soient les « saveurs », quels que soient
les rites et les cultures, le repas est et demeure un acte social hautement symbolique. Il représente donc un moment privilégié de partage et de découverte.
Pendant le déjeuner, la personne échange avec les participants•es sur la culture de son pays: épices, aliments, musique, littérature, tenues vestimentaires, traditions, etc.
"Voyage chez les kurdes de Syrie"
Date : Samedi 3 octobre
Horaires : de 9h00 à 11h00
Adresse : Maison des cultures, Avenue des Ecoles 6, Sierre
Coût : gratuit, chapeau à la sortie
Inscription : obligatoire
Du Rwanda au soleil sierrois


Les défis de mon arrivée
« À mon arrivée il y a treize ans, j'ai été immédiatement confrontée au choc du froid glacial et à ces montagnes dénudées, me plongeant dans une profonde incertitude quant à ma capacité à gagner ma vie ici. Loin de la chaleur de ma grande famille rwandaise, la solitude m'a vite rattrapée. J'ai dû faire face à la barrière de la langue, mais aussi à une certaine méfiance face à l'inconnu en raison de ma couleur de peau.
Tisser des liens m'a semblé être un défi presque insurmontable : la réserve naturelle des habitants contrastait fortement avec l'ouverture de ma culture d'origine, et mes premières tentatives pour lier connaissance ou simplement faire le premier pas étaient parfois incomprises par ceux que j'essayais d'aborder. »

Mes apprentissages et mes victoires
« ... Pourtant, en persévérant et en osant inviter mes voisins à boire un thé, j'ai découvert une merveilleuse leçon : si les gens d'ici ne viennent pas facilement vers vous, leur amitié, une fois offerte, est solide et pour la vie. Grâce à l'association Sans frontière, au bénévolat et aux rencontres faites au parc en tant que jeune maman, j'ai perfectionné mon français, tissé un véritable réseau et appris à comprendre le système suisse, notamment son rapport au temps.
De petits boulots en découvertes, j'ai trouvé ma véritable vocation dans le soin aux autres, ce qui me mène aujourd'hui à ma formation d'infirmière. Désormais, je suis immensément fière de cette double identité rwandaise et sierroise, et je m'épanouis pleinement en m'engageant pour le vivre-ensemble dans cette ville qui m'a tant appris. »


De la Roumanie à la plaine Sierroise

Les défis de mon arrivée
« En quittant ma Roumanie natale à l'automne 2013, je savais que le chemin serait semé d'embûches. Laisser derrière moi mon monde familier pour plonger dans l'inconnu d'un nouveau pays, avec sa propre culture et une langue que je ne maîtrisais pas, a été un véritable saut dans le vide.
J'ai dû tout réapprendre à partir de zéro, affrontant l'incertitude, le manque de mes repères et le vertige de me sentir comme une enfant face à un vocabulaire nouveau. Au début, la peur et le sentiment d'être une étrangère m'ont souvent accompagnée. Il a fallu beaucoup de temps et d'efforts avant que je puisse prononcer mon premier « bonjour » avec confiance et cesser de me sentir isolée. »

Mes apprentissages et mes victoires
« ... cependant, chaque petite victoire quotidienne m'a rendue plus forte, à commencer par l'apprentissage du français avec ma fille, qui est devenu notre merveilleuse passerelle vers cette nouvelle vie. J'ai très vite compris que la clé était de sortir de chez soi et de s'impliquer. Grâce à l'aide inestimable du service d'intégration, et particulièrement au soutien de Madame Sandrine, j'ai pris confiance en moi et me suis lancée dans le bénévolat.
Cette envie de redonner à la communauté m'a poussée à fonder l'association « Les Roumains du Valais », prouvant ainsi que l'intégration ne signifie pas effacer ses racines, mais plutôt bâtir un pont entre ses origines et son nouveau foyer. Aujourd'hui, forte de ma double identité, je peux dire à tous les nouveaux arrivants que malgré les doutes initiaux, avec de la patience, du courage et du travail, il est tout à fait possible de se construire une belle vie ici. »

